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Gaz hilarant (protoxyde d’azote) : son utilisation en forte hausse, l’ANSM alerte sur une "préoccupation de santé publique"

Les intoxications au protoxyde d’azote (…) sont en augmentation ces dernières années”, alerte l’Agence nationale de sécurité du médicament dans un communiqué publié ce 18 janvier. Fait plus inquiétant : cette consommation s’inscrit de plus en plus dans le quotidien des usagers et a une vocation principalement festive. Transféré dans des ballons de baudruche, il est inhalé par la bouche : il provoque alors une euphorie, une réduction de l’anxiété, une désinhibition et une sensation de dissociation transitoires. Ces effets disparaissent en l’espace de 2 à 3 minutes.

Entre 2020 et 2021, le nombre de cas graves déclarés aux centres d’addictovigilance et aux centres antipoison a été multiplié par trois.

La consommation de protoxyde d’azote semble aussi s’ancrer un peu plus dans la vie des consommateurs. En 2021, près de la moitié des signalements aux centres d’addictovigilance (47%) mentionnent une consommation quotidienne, en augmentation de trois points par rapports à 2020.

Quel est le profil des consommateurs ?

Les consommateurs restent très jeunes, avec une moyenne d’âge de 22 ans, alors même que la vente de protoxyde d’azote est interdite aux mineurs depuis le 1er juin 2021. Parmi les cas rapportés en 2021, 11,2% de mineurs ont été déclarés aux centres d’addictovigilance et 16,6% aux centres antipoison.

La consommation reste aussi encore très masculine. Parmi les cas rapportés aux centres d’addictovigilance, 58% des consommateurs sont de hommes, contre 69% en 2020. Pour les cas signalés par les centres antipoison, la proportion hommes/femme est de 62% contre 38%, des chiffres stables par rapport à 2021.

Quels sont les risques de la consommation ?

Le “proto” peut d’abord être responsable de risques immédiats, d’effets secondaires qui peuvent persister plusieurs heures (voire plusieurs jours) après l’inhalation : nausées et vomissements, maux de tête, douleurs abdominales, diarrhée, vertiges, acouphènes…

Pire, lorsqu’il est consommé régulièrement et sur le long terme, le gaz hilarant peut provoquer des effets secondaires bien plus graves comme des pertes de mémoire, des troubles de l’érection, des troubles de l’humeur (de la paranoïa, par exemple), des hallucinations visuelles, des troubles du rythme cardiaque et/ou une baisse de la tension artérielle. Il existe également un risque de troubles neurologiques graves, d’anémie ou encore de maladies cardiovasculaires (syndrome coronaire aigu, phlébite, embolie pulmonaire…).

L’ANSM indique que 80 % des cas déclarés aux centres d’addictovigilance ont mentionné des complications neurologiques en 2021 et 65 % des symptômes rapportés aux centres antipoison étaient soit neurologiques soit neuromusculaires.

Sources :

  • Drogues Info Service
  • Intoxication au protoxyde d’azote : l’ANSM publie un document d’aide au diagnostic et à la prise en charge pour les professionnels de santé, ANSM, 18 janvier 2023

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